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Le dressage est un art. Je m' y suis essayée il y a déjà bien longtemps.
Mon premier cobaye fut un petit chien . J'avais alors 11 ou 12 ans. Je passais mes dimanches à lui apprendre à s'asseoir et à poursuivre en aboyant les mobylettes qui empruntaient les
chemins piétonniers.
Sans perdre patience, dimanche après dimanche, ce petit chien devint un exemple d'obéissance.
Puis je fus submergée par une passion immodérée pour les chevaux. Cette passion m'occupa de longues années, jusqu'à diriger une écurie de quarante chevaux.
La parfaite osmose avec ce bel animal est rare... on rencontre 1 voire 2 chevaux de qualité dans sa vie avec lesquels la relation devient si fine que l'on croirait à la transmission de
pensée.
Je me souviens du jour où ma jument exécuta ce que j'avais cru penser sans lui avoir demandé. Une émotion telle que mes larmes coulèrent toutes seules.
Nous avions alors touché la perfection de la compréhension et de la confiance.
Tous les dresseurs ont compris (depuis Monsieur François de la Guérinière, au début du 18 ème siècle),
qu'un animal se dresse bien plus facilement dans un climat de confiance plutôt que par la force.
C'est non seulement plus facile, mais aussi plus efficace.
Le cravacher pour obtenir qu'il obéisse n'a pas de sens. Le cheval se focalise sur sa peur et ne comprend pas ce qu'on lui demande. S'il cède c'est de mauvaise grâce et sans y prendre goût. La fois suivante, il n'aura pas plus envie de céder.
Souvent le dominant (ce que l'on observe professionnellement) pense qu'en menaçant du bâton il obtiendra que chacun marche plus vite. C'est un calcul à court terme.
En cultivant les
peurs, on gâche l'énergie qui trouverait une exploitation positive et bénéfique dans la confiance.
J'ai connu parfois de belles relations D/s. Jamais au niveau de finesse que j'attendais. Qui sait... un jour viendra. Un soumis d’exception…
La brutalité n'a pas sa place dans la domination...ou alors on renonce à la sensualité, l'écoute, une certaine forme d'intelligence aussi.
Avez-vous vu "l'homme qui murmurait à l'oreille des cheveaux"? Le concept est parfaitement transposable!
Ne cherchez plus; je suis là...
Votre serviteur