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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 00:11



Tout commença par cette lettre reçue. L'homme avait lu un articile sur ce blog  "la cage, mon fantasme".

"Enfin........

 

 

Enfin, Madame, un site où intelligence, retenue,  et raffinement dominent....

 

Dominent dans tous les sens du terme.

 

Enfin l’évocation préférée à l’image brutale,

la suggestion à la lourdeur,

la culture à la barbarie.

Enfin la sensibilité du soumis préservée, respectée,

afin de n’en être que mieux cultivée, exacerbée, goûtée, utilisée, consommée.

Enfin l’espoir d’un partage.

 

Et vos lectures....

Au fil de vos écrits, Madame, celui-ci  que je relève,  relatif à l’évocation de vos cages à hommes entreposées....

 

Il existe réellement , bien sûr, ce grand entrepôt, rempli de bêtes humaines, dont vous rêvez.

Nous sommes tous là en effet , englués dans la toile d’Internet, prisonniers de nos cages mentales, à attendre, espérer et redouter à la fois ce fouet libérateur....

 

Dans les entrepôts perfectionnés, les caristes n’existent plus.  Ils ont été remplacés par des appareils automatiques convoyant l’objet depuis son rayon jusqu’à l’endroit choisi. Appareils sont commandés du doigt par la souris d’un ordinateur.

Votre souris Madame, et  vous l’avez sous vos doigts, en lisant ces lignes.

 

Alors certes, il est difficile ensuite d’être livré tout encagé à votre domicile.

Mais vous avez de quoi remédier à cela dès notre arrivée. Et si votre cage est trop faible pour résister aux efforts d’un homme se débattant sous le sifflement du fouet, elle résiste sans doute à ceux d’un homme entravé, jusqu’à sa soumission.

Jusqu’à être livré entièrement à vous, nu enfin de toute cage protectrice

livré à vos sévices jusqu’à votre plaisir.

 

Enfin."

Ma réponse :

"Alors je décide de vous faire livrer.
 
Il serait excitant de faire voyager dans une camionnette la cage dans laquelle vous attendriez votre sort. Cela me parait réalisable mais bien difficile pour emprunter l'ascenseur de mon immeuble.
 
Je cherche, (si vous avez le cran de vous "livrer" à une telle rencontre )... une livreuse... qui se chargera de vous contraindre et vous amènera jusqu'à mes pieds. Pour être encager.
 
Avez-vous le cran d'entrer dans un entrepôt réel ? "



Il eut le cran. Il subit la cage. Voici son hommage :

Alors …

 

Alors il y eut d’abord ces deux bracelets d’acier qui se fermèrent  sur mes poignets avant même que je n’aie vu arriver mes geôlières.

Surprise.

Je m’attendais à trouver des instructions dans le paquet qui venait de m’être remis, m’ordonnant de me rendre discrètement en un lieu donné : une adresse, un véhicule stationné quelque part…: au lieu de cela un enlèvement aux yeux de tous et en plein jour .

Je regardai mes geôlières à droite et à gauche, tentai de leur parler : elles se montrèrent imperméables et directives, hautaines, souveraines.

Me taire et suivre, menotté, en pleine rue .  Stress.

Parcours interminable…et le goût subtil de cette humiliation.

 

Elles étaient belles. Carrément.

Souveraines, disais-je … et pourtant : je ressentais qu’elles aussi étaient quelque peu stressées par le rôle qu’elles devaient assumer, elles aussi aux yeux de tous.

Comme si elles répondaient, obéissaient à une puissance supérieure.

Qu’elles redoutaient, peut être…..

 

Puis il y eut l’appartement. Aucune faute de goût , aucune négligence dans sa décoration.

Ni dans la musique qui l’habillait avec distinction.

Cette musique qui compte temps dans mon univers...

 

Puis leurs yeux rivés sur moi, pas sur mes yeux mais sur mon corps, pénétrants, évaluateurs, quand je me déshabillai sur leur ordre. Je pouvais garder une seule pièce de vêtement sur moi, dirent-elles. Pouvais ou devais ? J’hésitais à aller au-delà de l’ordre donné, en signe d’offrande, puis en restai à la stricte obéissance…

 

La cage m’attendait. Mi prison, mi écrin.

Je m’y sentis déposé comme un bijou offert, dont il ne restait plus qu’à attendre la récipiendaire.

Nous entrions déjà dans le jeu des contrastes des contraires :

Ecrin et prison.

Réduit à l’état d’objet offert, mais de valeur , justifiant l’écrin.

 

Attente, menotté dans ma cage. Qu’allait il m’arriver : aucun indice apparent de ce qui m’attendait.

Bruits de pas dans les pièces voisines, on ne se presse pas de venir, l’attente se prolonge.

 

Puis la maîtresse entre, la puissance supérieure. C’est bien le cas, les geôlières lui obéissent.

Ses apprenties.

Elle évalue la marchandise capturée, déclare l’apprécier, ce qui semble les rassurer.

Elle ordonne que je lui sois présenté de plus près, sorti de cage, et entièrement.

Nu... et le goût subtil de cette humiliation.

 

Collier, menottes , des chaînes apparaissent derrière les rideaux . Attaché bras écartés nez au mur. On discute des avantages des différents outils pour me corriger. On les essaye sur moi, mais en se souvenant de mon vœu de ne pas avoir de marques.

On s’en souvient beaucoup trop, et le regrette.

 

Je ne sais plus quand on m’a bandé les yeux.....

Mais je sais après avoir vivement regretté de ne pas savoir a qui j’avais affaire. J’en reparlerai.

 

Pose café.

Jeu des contrastes et des contraires. Le froid (fromage blanc ?) et le café dans lequel on plonge mon sexe. Le contraste aurait pu être plus violent. Le café ne brûlait pas...

Plus de peur que de mal. Dommage...

Je dois boire la mixture du café et de ce qui s’y est déposé.

Mixture amère : goût subtil de cette humiliation.

 

On me retourne.

Leçon de choses. On explique comment m’entraver et m’obliger à courber l’échine en liant mon sexe à mon collier. Comme un cheval qu’on entrave. A redresser le torse, je comprimerai mes bourses.... mais les nœuds se distendront trop, et trop rapidement.

 

On explique le fonctionnement  de pinces d’un modèle particulier.

Douleur, bien réelle, un mamelon , puis l’autre.

Jeu des contrastes et des contraires : On me caresse très très doucement dans le même temps, poitrine , épaules, cou ;

C’est là que j’aurais donné beaucoup pour savoir qui était là à ce moment pour le faire.

Là que le bandeau devenait un supplice.

 

J’aurais voulu que ces mains s’égarent aussi jusqu’à mon sexe, qui, intimidé sans doute, se refusait à se dresser seul... elles s’en sont bien gardées. Autre contraste, autre  supplice. Tantale.

 

Quand, détaché, il me fut donné les pieds de la Maîtresse à lécher, il me sembla que je ne le faisais pas comme je l’aurais fait en arrivant.

Et je me suis senti l’âme d’un enfant quand je posais enfin ma tête sur ses jupes.

 

D’ailleurs, quand on évoquera un peu plus tard le syndrome de Stockholm, la remarque d’une « apprentie » est venue : bien sûr qu’on aime ses bourreaux, on aime bien ses parents ...

Quelle vérité criante !

 

Vérité criante, vérité crainte : anagramme...

 

Jeu des contrastes et des contraires.

Douceur et douleur : une lettre qui en changeant ferait le tout ?

 

Jeu des contrastes et des contraires.

Je voudrais fuir cet envoûtement raffiné, et  y revenir, aussi .

Pour des douleurs plus fortes, plus  réelles à offrir , et toujours cette douceur...

Plus de stress et de détente mêlés, brouillant mes repères jusqu’à m’égarer totalement.

Et vous savoir jouir à l’offrande de ma perte.....

 

Je ne retrouvai qu’alors l’usage de mes yeux.

Qui de ces belles apprenties m’avait caressé si doucement ?

Je penchai pour Madame Lisa...

Mais pourquoi ?

 

Merci.

Par Inès
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