On retiendra notamment pour l'exemple le specimen "agressif".
Le dressage est un art. Je m' y suis essayée il y a déjà bien longtemps.
Mon premier cobaye fut un petit chien . J'avais alors 11 ou 12 ans. Je passais mes dimanches à lui apprendre à s'asseoir et à poursuivre en aboyant les mobylettes qui empruntaient les
chemins piétonniers.
Sans perdre patience, dimanche après dimanche, ce petit chien devint un exemple d'obéissance.
Puis je fus submergée par une passion immodérée pour les chevaux. Cette passion m'occupa de longues années, jusqu'à diriger une écurie de quarante chevaux.
La parfaite osmose avec ce bel animal est rare... on rencontre 1 voire 2 chevaux de qualité dans sa vie avec lesquels la relation devient si fine que l'on croirait à la transmission de
pensée.
Je me souviens du jour où ma jument exécuta ce que j'avais cru penser sans lui avoir demandé. Une émotion telle que mes larmes coulèrent toutes seules.
Nous avions alors touché la perfection de la compréhension et de la confiance.
Tous les dresseurs ont compris (depuis Monsieur François de la Guérinière, au début du 18 ème siècle),
qu'un animal se dresse bien plus facilement dans un climat de confiance plutôt que par la force.
C'est non seulement plus facile, mais aussi plus efficace.
Le cravacher pour obtenir qu'il obéisse n'a pas de sens. Le cheval se focalise sur sa peur et ne comprend pas ce qu'on lui demande. S'il cède c'est de mauvaise grâce et sans y prendre goût. La fois suivante, il n'aura pas plus envie de céder.
Souvent le dominant (ce que l'on observe professionnellement) pense qu'en menaçant du bâton il obtiendra que chacun marche plus vite. C'est un calcul à court terme.
En cultivant les
peurs, on gâche l'énergie qui trouverait une exploitation positive et bénéfique dans la confiance.
J'ai connu parfois de belles relations D/s. Jamais au niveau de finesse que j'attendais. Qui sait... un jour viendra. Un soumis d’exception…
Avec la permission de sa Maîtresse, Leïa, il m'assiste le jeudi soir pour accueillir mes
amies. La réussite de ces soirées tient aussi à sa présence.
Tout
commença par cette lettre reçue. L'homme avait lu un articile sur ce blog "la cage, mon fantasme".
"Enfin........
Enfin, Madame, un site où intelligence, retenue, et raffinement dominent....
Dominent dans tous les sens du
terme.
Enfin l’évocation préférée à l’image brutale,
la suggestion à la lourdeur,
la culture à la barbarie.
Enfin la sensibilité du soumis préservée, respectée,
afin de n’en être que mieux cultivée, exacerbée, goûtée, utilisée, consommée.
Enfin l’espoir d’un partage.
Et vos lectures....
Au fil de vos écrits, Madame, celui-ci que je relève, relatif à l’évocation de vos cages à hommes entreposées....
Il existe réellement , bien sûr, ce grand entrepôt, rempli de bêtes humaines, dont vous rêvez.
Nous sommes tous là en effet , englués dans la toile d’Internet, prisonniers de nos cages mentales, à attendre, espérer et redouter à la fois ce fouet libérateur....
Dans les entrepôts perfectionnés, les caristes n’existent plus. Ils ont été remplacés par des appareils automatiques convoyant l’objet depuis son rayon jusqu’à l’endroit choisi. Appareils sont commandés du doigt par la souris d’un ordinateur.
Votre souris Madame, et vous l’avez sous vos doigts, en lisant ces lignes.
Alors certes, il est difficile ensuite d’être livré tout encagé à votre domicile.
Mais vous avez de quoi remédier à cela dès notre arrivée. Et si votre cage est trop faible pour résister aux efforts d’un homme se débattant sous le sifflement du fouet, elle résiste sans doute à ceux d’un homme entravé, jusqu’à sa soumission.
Jusqu’à être livré entièrement à vous, nu enfin de toute cage protectrice
livré à vos sévices jusqu’à votre plaisir.
Enfin."
Ma réponse :
Alors …
Alors il y eut d’abord ces deux bracelets d’acier qui se fermèrent sur mes poignets avant même que je n’aie vu arriver mes geôlières.
Surprise.
Je m’attendais à trouver des instructions dans le paquet qui venait de m’être remis, m’ordonnant de me rendre discrètement en un lieu donné : une adresse, un véhicule stationné quelque part…: au lieu de cela un enlèvement aux yeux de tous et en plein jour .
Je regardai mes geôlières à droite et à gauche, tentai de leur parler : elles se montrèrent imperméables et directives, hautaines, souveraines.
Me taire et suivre, menotté, en pleine rue . Stress.
Parcours interminable…et le goût subtil de cette humiliation.
Elles étaient belles. Carrément.
Souveraines, disais-je … et pourtant : je ressentais qu’elles aussi étaient quelque peu stressées par le rôle qu’elles devaient assumer, elles aussi aux yeux de tous.
Comme si elles répondaient, obéissaient à une puissance supérieure.
Qu’elles redoutaient, peut être…..
Puis il y eut l’appartement. Aucune faute de goût , aucune négligence dans sa décoration.
Ni dans la musique qui l’habillait avec distinction.
Cette musique qui compte temps dans mon univers...
Puis leurs yeux rivés sur moi, pas sur mes yeux mais sur mon corps, pénétrants, évaluateurs, quand je me déshabillai sur leur ordre. Je pouvais garder une seule pièce de vêtement sur moi, dirent-elles. Pouvais ou devais ? J’hésitais à aller au-delà de l’ordre donné, en signe d’offrande, puis en restai à la stricte obéissance…
La cage m’attendait. Mi prison, mi écrin.
Je m’y sentis déposé comme un bijou offert, dont il ne restait plus qu’à attendre la récipiendaire.
Nous entrions déjà dans le jeu des contrastes des contraires :
Ecrin et prison.
Réduit à l’état d’objet offert, mais de valeur , justifiant l’écrin.
Attente, menotté dans ma cage. Qu’allait il m’arriver : aucun indice apparent de ce qui m’attendait.
Bruits de pas dans les pièces voisines, on ne se presse pas de venir, l’attente se prolonge.
Puis la maîtresse entre, la puissance supérieure. C’est bien le cas, les geôlières lui obéissent.
Ses apprenties.
Elle évalue la marchandise capturée, déclare l’apprécier, ce qui semble les rassurer.
Elle ordonne que je lui sois présenté de plus près, sorti de cage, et entièrement.
Nu... et le goût subtil de cette humiliation.
Collier, menottes , des chaînes apparaissent derrière les rideaux . Attaché bras écartés nez au mur. On discute des avantages des différents outils pour me corriger. On les essaye sur moi, mais en se souvenant de mon vœu de ne pas avoir de marques.
On s’en souvient beaucoup trop, et le regrette.
Je ne sais plus quand on m’a bandé les yeux.....
Mais je sais après avoir vivement regretté de ne pas savoir a qui j’avais affaire. J’en reparlerai.
Pose café.
Jeu des contrastes et des contraires. Le froid (fromage blanc ?) et le café dans lequel on plonge mon sexe. Le contraste aurait pu être plus violent. Le café ne brûlait pas...
Plus de peur que de mal. Dommage...
Je dois boire la mixture du café et de ce qui s’y est déposé.
Mixture amère : goût subtil de cette humiliation.
On me retourne.
Leçon de choses. On explique comment m’entraver et m’obliger à courber l’échine en liant mon sexe à mon collier. Comme un cheval qu’on entrave. A redresser le torse, je comprimerai mes bourses.... mais les nœuds se distendront trop, et trop rapidement.
On explique le fonctionnement de pinces d’un modèle particulier.
Douleur, bien réelle, un mamelon , puis l’autre.
Jeu des contrastes et des contraires : On me caresse très très doucement dans le même temps, poitrine , épaules, cou ;
C’est là que j’aurais donné beaucoup pour savoir qui était là à ce moment pour le faire.
Là que le bandeau devenait un supplice.
J’aurais voulu que ces mains s’égarent aussi jusqu’à mon sexe, qui, intimidé sans doute, se refusait à se dresser seul... elles s’en sont bien gardées. Autre contraste, autre supplice. Tantale.
Quand, détaché, il me fut donné les pieds de la Maîtresse à lécher, il me sembla que je ne le faisais pas comme je l’aurais fait en arrivant.
Et je me suis senti l’âme d’un enfant quand je posais enfin ma tête sur ses jupes.
D’ailleurs, quand on évoquera un peu plus tard le syndrome de Stockholm, la remarque d’une « apprentie » est venue : bien sûr qu’on aime ses bourreaux, on aime bien ses parents ...
Quelle vérité criante !
Vérité criante, vérité crainte : anagramme...
Jeu des contrastes et des contraires.
Douceur et douleur : une lettre qui en changeant ferait le tout ?
Jeu des contrastes et des
contraires.
Je voudrais fuir cet envoûtement raffiné, et y revenir, aussi .
Pour des douleurs plus fortes, plus réelles à offrir , et toujours cette douceur...
Plus de stress et de détente mêlés, brouillant mes repères jusqu’à m’égarer totalement.
Et vous savoir jouir à l’offrande de ma perte.....
Je ne retrouvai qu’alors l’usage de mes yeux.
Qui de ces belles apprenties m’avait caressé si doucement ?
Je penchai pour Madame Lisa...
Mais pourquoi ?
Merci.
Il y a quelques années, je réalisai que ma vie avait glissé.
J'ai alors écouté en boucle cette chanson de Daho. En quelques semaines, ma décision était prise.
Il m'a fallu du courage pour tout changer. Cela fut long, douloureux aussi. Je ne regrette qu'une seule chose, ne pas avoir réagi plus tôt. Dès lors, je n'ai plus jamais sacrifié mon instinct et
mes envies .
Ma vie me ressemble aujourd'hui. Je ne joue pas un rôle.
Chaque matin, je sais... que c'est le premier jour du reste de ma vie.
Pas un matin, je ne l'oublie.
Tout commença à la fin de l'été 2006.
Je reçus une première lettre. Je ne savais rien de lui et observais comme seule piste son style à l’écrit posé, choisi. Significatif, son premier pas consista en l’envoi d’une paire d’escarpins.
Noirs, vernis, plutôt fetish avec le haut du talon lacé tel un corset. Cet homme expliquait qu’il avait choisi de me gâter.
Ce choix m’interpella. Etait-ce- un fétichiste des talons aiguilles ?
Son premier mail indiquait que l’apprentissage n’était pas évident. J'en conclus que cet homme avait une détermination bien peu commune.
Quelques jours plus tard, les escarpins me parvenaient, élégants, provoquants. Cette attention discrète me ravit.
Dans la foulée, il commanda un manteau.
Sa progression sur ce chemin singulier, à le lire, devînt un petit défi qui réveilla mes neurones. J’aimais lui répondre et me surprenait à attendre ses emails, sachant qu’une telle histoire, ô combien fragile, peut déraper dès le moindre faux pas. Ces échanges prirent un caractère plus personnel quand je reçus le premier bouquet. Autant les escarpins et le manteau renvoyaient cette relation à la dominatrice que je suis, le bouquet en revanche s’inscrivait dans mon quotidien. Il s’impose dans une maison et on ne peut l’oublier. Curieusement, un bouquet de fleurs est une marque d’intérêt qui me touche par la gratuité du geste. On caresse là un point sensible.
Le premier, rond et printanier, précéda une brassée de lys.
Je ne savais toujours pas quel homme il pouvait être. Il ne se livrait que très peu. Soumis ? Difficile de le savoir. Il semblait hésiter à se présenter directement et usait de détours pour le moins inhabituels pour m'approcher. Nous nous écrivions et entretenions une relation épistolaire peu commune.
J’eus l'initiative de la rencontre. Devant ce que j'attribuais à de la timidité, et après quelques semaines, il fallait décider.
Afin de franchir cette étape décisive, et pour garder le mode qu’il avait choisi pour me servir, je lui ordonnai de se rendre chez un maroquinier connu et de régler l’acquisition d’un sac à mains que j’avais réservé. Il devrait ensuite le déposer à mes pieds lors d’une première rencontre.
Jusqu’à la veille de ce rendez-vous, je doutais, malgré son acceptation écrite, d’arriver enfin à le rencontrer. Il est bien connu qu’il est confortable de fantasmer derrière un écran. Vers vingt heures, un livreur déposa un bouquet de roses dont la petite carte me rassura « en attendant demain… ».
Le lendemain, treize heures, j’ouvrais la porte sur un jeune homme plutôt grand et mince. Il portait un costume gris clair élégant et une cravate bleue, en cela l’uniforme parfait du cadre. Son visage aux traits fins exprimait le sérieux et la gravité des instants à ne pas oublier. Pour compléter, deux grands sacs confirmaient qu’il avait obéi.
Je souris à le découvrir enfin.
Je l’invitais à s’asseoir en tailleur sur le tapis, à mes pieds alors que j’occupais le canapé.
Je pris le temps de déballer les paquets. Le sac à mains, choisi la veille…. Et un deuxième paquet, non attendu, recelant un carré de soie assorti aux couleurs du sac. Décidément, cet homme faisait bien les choses et me surprenait. Qui était-il ? Que faisait-il à mes pieds ?
« Je n’ai rien d’un homme soumis. J’ai parcouru tous vos sites, suivi l’évolution de vos textes, admiré vos photos. .. Je ne cherche pas une relation classique du type « séance » avec une dominatrice et j’ai pensé que ce serait un moyen original de vous approcher. »
Il ne semblait pas impressionné et même à l’aise à exprimer son cheminement. Passionnée par cette rencontre, je l’écoutais concentrée et j’orientais le questionnement auquel il se livrait sans ambages.
« Pour moi l’argent a un sens, j’en ai manqué étant jeune, je me suis battu pour réussir mes études, et … je suis pingre ! Je fais attention au moindre euro, sans jamais dépenser de façon inutile. »
Décidemment, les paradoxes me surprendront toujours. La nature humaine est bien curieuse.
« Mes proches, mes amis me reprochent ma pingrerie. Et pourtant j’ai dépensé pour vous une somme importante, sans même vous connaître, juste pour vous faire plaisir. »
Il me semblait rencontrer un élève studieux, concentré, cherchant à bien faire, empreint à donner de lui la meilleure image. Un enfant sage qui sur un coup de tête se lâche plus loin encore personne n’aurait imaginé.
Cet homme avait trouvé en effet le moyen de susciter mon intérêt. Je décidai de prendre mon temps.
- Le temps importe peu, je ne suis pas pressé, objecta t-il.
Nous nous quittions deux heures plus tard après avoir validé nos intuitions. Cette rencontre n’était pas banale.
A l’automne 2006, notre relation avait déjà évolué curieusement.
La suite…. Plus tard
J'ai un profond respect pour les hommes soumis. Je comprends au combien les difficultés d'assumer ce penchant qui ne trouve de légitimité que dans le milieu sm (et encore dans le milieu des
"dominas/hommes soumis").
Et pourtant, combien de fois ai-je entendu :
"Je ne suis pas un vrai soumis... enfin, je veux dire que je ne suis pas soumis tout le temps.
- Oui, je m'en doute. Ai-je jamais imaginé vous voir au bureau avec ce magnifique collier de chien, qui tout bien considéré vous va plutôt bien.
- Pour être clair, personne ne peut savoir que je suis soumis... ajoute-t'il.
- Jusque là je vous comprends. Cela ne regarde personne. Aucune raison d'afficher vos penchants auprès de ceux qui ne pourraient comprendre. Ce serait déplacé, de l'ordre une provocation gratuite
ou de l'exhibition. Mais où voulez-vous en venir ?
- Généralement, on me connaît comme dominateur.
- Voulez-vous dire : dominant dans la vie ?
- Oui, bien sûr, mais également dominateur dans les soirées sm..."
Sourire... voilà une saynète bien connue. Il est difficile de s'afficher soumis, certes. Et même dans le petit milieu sm. Il me semble que la soumission masculine restera le dernier des
tabous.
Assumer pleinement ou partiellement ces penchants n'a rien d'évident. J'en conviens aisément.
Prenons le cas du dominateur affirmé. Pour tout dire c'est le cas qui me fait sourire. Il ne me parait pas faux d'estimer que 95 % des dominateurs sm ont été ou sont soumis en secret à une
Maîtresse. Aucun n'oserait se rendre dans un club sm à leur côté.
Parlons des "dominants", au sens de l'environnement social. Il sont bien souvent sous le joug d'une épouse particulièrement ferme et directrice. Par réaction, il leur arrive de
terroriser leur assistante.
Pourquoi ai-je partiulièrement du mal à les supporter ?
J'aime les hommes... pas tous les hommes. J'aime aussi les hommes soumis. Pas uniquement. Les hommes soumis intelligents.
Mon coup de foudre : le mélange subtil de l'intelligence et de l'humilité. Ces hommes sont rares. Soumis ? Pas soumis ? A ce stade, cela n'a pas d'importance.
Je recherche pour une soirée prévue courant mars :
des hommes de talent à exhiber.
De talent ?
Avez vous quelques talents qui exciteraient une assemblée de femmes dominantes ?
adressez moi un email.... et j'en jugerai
Chez Leïa et Aladin, nous sommes entre femmes.
Nous nous donnons rendez-vous, entre amies dominatrices, chacune liée aux autres par un profond respect, une amitié naissante ou la simple envie de se découvrir. Il n'y a que chez Leïa et Aladin
que cette magie opère. Et chaque fois c'est encore plus puissant. Pensez donc : une assemblée de plus de 15 dominatrices !! (généralement, les organisateurs de soirées sont heureux
quand ils en trouvent 4 ! ).
Le lieu... bien connu de toutes, devient enfin chaleureux. (No comment)
Nos hôtes....
LeÏa : la plus jeune de nous toutes, est si charismatique que j'ai encore peine à lui donner un âge. Il me semblait qu'une Maîtresse devait avoir une expérience de femme avant
d'exceller en tant que dominatrice. Voilà une fois de plus mes certitudes balayées. Cependant, Leïa est un "personnage", peu de jeunes femmes lui ressemblent. Peu de Maîtresses ont sa
"présence".
Aladin : connu dans le milieu sm... depuis de nombreuses années. Il est spontané et accueillant, on pourrait croire que cette passion est encore toute fraîche . Nombreux sont les hommes
soumis qui se risquent seuls à l'entrée de ce club sm, dans l'espoir d'y passer un moment hors du temps. Ils sont parfois novices ou peu rassurés. Aladin, qui connaît si bien cette appréhension,
prend soin à les accueillir. Il trouve le mot juste.
Aladin aime particulièrement les Maîtresses..... OH.... oui.... elles le lui rendent bien. Ses yeux brillent dès qu'il pose son regard sur une femme de caractère. Les premières fois, elles se
sont déplacées pour lui... et sont tombées alors sous le charme de Leïa.
Mes chères amies...
J'aime les retrouver un samedi par mois chez Leïa et Aladin. Rendez-vous incontournable maintenant. Et chaque fois, le cercle s'agrandit :
Celles qui encore timides s'épanouissent à voir le plaisir des autres,
Celles qui abandonnent le masque de leur réputation au vestiaire pour rire de leur maladresses,
Celles qui, prêtresses douairières, s'émerveillent des idées des plus jeunes avec une fraîcheur de novice,
Celles qui osent se remettre en cause...
Pas de soucis, nous sommes entre femmes... bienveillantes.
Nos esclaves, objets, soumis...
Cajolés. Entrepris. Malmenés avec doigté. Jamais ignorés. Toujours respectés.
Il y a ceux que l'on connait, habiles à se rapprocher pour se faire une place,
Ceux qui habitués du lieu tombent par hasard dans ce cercle féminin et doivent revoir leur habitudes,
Ceux qui ont entendu dire qu'ici les dominatrices dominaient et ne prenaient pas uniquement le thé,
Ceux qui viennent voir... en espérant qu'elles soient gentilles....
Ils sont nos accessoires. Pour notre bon plaisir.
C'est un samedi par mois. Je compte ne plus en louper un.
Merci à vous deux : nous avons passé une après-midi mémorable.
Petit break en asie. Cela est nécessaire pour retrouver l'énergie au creux de l'hiver.
Je reviens chaque fois étonnée d'aimer autant Paris.
Il serait mensonger d'avouer que vous m'avez manqué... quoique.
J'ai particulièrement aimé ce voyage. Il me faudra y retourner pour mieux comprendre comment ce petit coin d'Indonésie est pour beaucoup un petit coin de paradis.
Clip de daphné.
Voilà un
sujet brûlant, complexe et passionnant. Comment aborder ce sujet in-politiquement correct ?
Je vous vois bondir ! Parler d'argent ??
Quelques réflexions en vrac :
- L’argent
domine. Celui qui détient l’argent détient le pouvoir. Pour dominer il faut détenir le pouvoir, donc l’argent. CQFD. (Foutaise).
- jusqu'en
1970: Entretenir une femme est normal, élégant, aimant. Etre une femme entretenue (mariée ou non) est une situation culturellement correcte. (pour museler le
pouvoir ?)
- Années
2000 : Entretenir une femme est aberrant, vulgaire, honteux. Etre une femme entretenue est une ignominie. (Où est passé le
pouvoir ?)
Pour en parler, quelques mises en situation éloquentes :
Fable n°1 : (fiction ?)
Un homme joue d’une façon bien malsaine de son pouvoir et son argent.
Une femme pourtant si fine et intelligente se laisse séduire et se retrouve piégée. Les années passent, le piège se resserre. Elle est en prison. Malheureuse. Il la regarde à travers les
barreaux. Cette femme n’est pas n’importe quelle femme, c’est une femme d’exception (Anne Trulove ?).
Il n’ouvre pas la porte de la cage. Par égoïsme ? Pour se sentir puissant, extrêmement puissant. S’il lui offrait un tel cadeau, il deviendrait alors complètement impuissant, pas
que physiquement.
Un jour pourtant son argent fond. Crise financière et autres banqueroutes ont raison de sa cagnotte. « Oh, ma cassette !! s’écrit-il. ». (conseils de Nick Shadow ?)
Il cherche toujours d'autres femmes à enfermer. Mais il vieillit, est moins séduisant, bien moins riche. Les femmes sont moins exceptionnelles. (Femme à barbe ) Il devient résolument
impuissant.
Moralité : il a cru dominer. Il s’est fourvoyé.
(Références de cette fable : The rake’s progress).
Fable n°2 : (Ne cherchez pas de ressemblance avec moi. Je ne suis pas cette femme)
Une femme se loue (se vend ?) régulièrement par plaisir et défiance.
Elle a fixé la barre très haute. Consciente de ses valeurs, elle profite ainsi de la loi du marché pour chaque fois vérifier si le prix qu’elle s’estime est le prix qu’elle vaut. « Miroir,
suis-je la plus belle ? ». Tout est faussé, mais cela l'arrange.
Le temps devient de l’argent. Elle n’a plus le temps. Assimile-t-elle "donner du temps" à "donner de l’argent" ? Elle ne calcule plus en euros, mais en « rendez-vous ».
Oh non, ce n'est pas de l'argent facile, croyez-moi. C'est un investissement personnel et une énergie mise aux service du fantasme des autres, une folle énergie. Très bien payée, certes.
Cette femme a un amant de cœur qui ne sait plus quand il doit payer. Elle a son amant de raison qui ne sait plus comment payer. Elle a son bébé amant qui ne sait pas payer. Comment s'y
retrouver ?
Un jour, elle
croise la route d’un célibataire à peine argenté, des oursins pleins les poches.
Il lui demande de ne plus se louer. Il a quelques atouts mais ne donne pas grand-chose. Quelques sentiments, certainement, quand cela l'arrange. Rien de visible, de magnifique, de grand.
Elle pourrait, pour lui, arrêter de se louer. Pour cela faudrait-il qu''il se donne en échange. Commence le jeu de "qui donnera le premier ?" entre deux qui ne savent pas donner. Partie
perdue d'avance ?
Moralité : qui ne sait pas donner, ne sera pas ruiné, et devra se contenter de tout petit rester.
Fable n°3 :
Un homme marié et occupé a décidé de profiter.
Mais il n'a rien à donner. Ni mariage, ni sécurité, ni soirées. "Du sexe ! du sexe" crie-t-il à qui voudrait l'entendre.
Personne ne répond. Et pour cause. Il rêve d'une femme qui crierait comme lui. Raté. Les rares sont déjà bien occupées. Il la rêve belle et intelligente, indépendante, qui plus est. Il lui est
toujours permis de rêver.
En criant "sexe", il rencontre une première femme qui confond sexe et sentiment. Elle est gentille et, ça tombe bien, elle a un joli appartement. Souvent, il est pressé, car très occupé, il
pense: "des fleurs, pourquoi ? elle n'a besoin de rien". Pas exigeante en effet, sauf qu'elle veut de l'amour. Alors NON... c'est indécent de parler d'amour.
En criant "sexe", il rencontre rapidement une deuxième et une troisième. Elles lui rient au nez. Pas assez beau/drôle/bon amant... Il perd son temps, paye restaurants et chambres d'hôtels. Il
pense "si seulement, la première avait été moins exigeante".
En criant "sexe", il rencontre une femme qui annonce le prix. Oh NON... c'est plus indécent encore. Mais ça le démange. Il est en manque. La queue basse, il paie. L'appartement est chauffé, la
femme est jolie, intelligente, elle ne veut pas d'amour. Elle donne du sexe.
Moralité de l'histoire : Quand on n'a rien à offrir, on finit par payer.
Fable n°3 bis :
Un homme marié et occupé a décidé de profiter.
Mais il n'a rien à donner. Ni mariage, ni sécurité, ni soirées. Il choisit pour faire simple de payer.
Il trouve celle qui lui ouvre la voie des fantasmes. Cela pourrait être facile. Sauf qu'il en tombe un petit peu amoureux. C'est " balot" !!
Au fil des rendez-vous il ressent autre chose. Il tente en jetant un hameçon de ferrer la sirène. Oh, un tout petit hameçon discret car il n'aime pas en faire trop. Par bonheur, la sirène
comprend et répond. Il aimerait bien sortir de cette relation vénale pour une vraie relation.
Elle répond : "soit on me paye, soit on m'épouse".
Moralité de l'histoire : un rapport vénal coûte moins cher.
Fable n°4 :
Un homme, qui croit tout acheter, rencontre une dominatrice professionnelle. Parce qu'il pense qu'il achète tout, il oublie que cette femme est une dominatrice. Il attend une prestation pour
quelques billets. Il ne prette aucune considération à cette femme. Pas plus qu'il ne doit prêter de considération aux autres.
Cette dominatrice n'a pas besoin de collectionner les soumis et leurs billets. Elle trouve cette homme imbu de lui-même, à des kilomètres de ce qu'elle attend d'un soumis. Si peu attentif, si peu
soumis, presque désabusé.
Il reprend rdv. Elle ne voulait pas le revoir, mais n'a pas noté son numéro et le confond avec un autre. Parce qu'elle est bien élevée et n'ose pas le renvoyer, elle remplit sa part du
"contrat" sans grande conviction, se jurant que l'on n'y reprendrait plus.
Les mois passent. Pour la revoir il lui écrit un mail et signe de son adresse professionnelle. Noyé parmi les dizaines de messages qu'elle reçoit chaque jour, elle s'attarde étonnée d'une adresse
aussi précise. En curieuse avertie, elle découvre l'identité de l'homme. Il affiche dans la presse une réussite professionnelle et financière démesurée. Elle comprend alors sa façon désabusée
d'acheter un service pour quelques euros. Il ne pourra jamais comprendre le sens réel de la soumission. Il confond dollars, pouvoir et domination.
Elle hesite alors à lui donner une leçon. A quoi bon, il ne comprendra jamais.
Il ne comprit rien. Elle ne fut pas étonnée.
Moralité : se soumettre, c'est remettre à l'autre les clés des menottes et du collier. Mais faut-t-il trouver celle qui saura en faire bon usage ! Cela n'a pas de prix.
***
Pour conclure : s'il a bien un domaine où le rapport habituel pouvoir
/dollars est malmené c'est bien celui de la domination. Celui qui détient l'argent est impuissant. Les femmes, toutes puissantes, ont le pouvoir de dire "oui".
Réflexion personnelle : un homme qui paye est bien plus délicat et attentionné qu'un homme "invité". Il donne sans doute une valeur infinie à la qualité d'une rencontre.
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